Lors d'un accident de la circulation, les piétons, cyclistes et passagers considérés comme victimes “privilégiées”, sont automatiquement indemnisés de leurs propres dommages, sauf s’ils ont commis une faute inexcusable et si elle a été la cause exclusive de l’accident. En cas de décès, les membres de la famille de ces victimes peuvent être indemnisés en tant que victimes “par ricochet”.
Enfin, les enfants de moins de 16 ans, les adultes de plus de 70 ans et les personnes titulaires d’un titre d’invalidité d’au moins 80%, victimes “hyper privilégiées”, seront indemnisées sauf si elles ont volontairement recherché le dommage subi.
En ce qui concerne le conducteur, s’il n’a aucune responsabilité dans l’accident, il sera indemnisé comme les autres victimes. Toutefois, sa simple faute suffit à limiter ou à exclure l’indemnisation de son préjudice. Selon qu’il est partiellement ou totalement responsable, ou si aucun tiers ne peut être mis en cause, le conducteur - ou sa famille s’il décède - sera donc indemnisé partiellement... ou pas du tout.
Or les conséquences financières d’un accident peuvent être importantes et peser lourdement sur le budget familial : frais médicaux restant à charge, frais d’hospitalisation, nécessité éventuelle d’aménager son logement ou sa voiture, perte de salaire, parfois même perte d’emploi… sans parler des conséquences du décès de l’un des deux parents sur le niveau de vie de la famille.
La plupart des contrats prévoient donc depuis quelques années une garantie des dommages du conducteur.
Il s’agit souvent d’une option.
Cette garantie ne fait pas double emploi avec un contrat décès-invalidité car ce dernier est un contrat personnel, qui ne couvre pas les autres conducteurs de votre véhicule.