L'alcool au volantL’alcool est considéré comme un produit de consommation ordinaire tellement il fait partie de notre vie, mais sa consommation liée à la conduite automobile est un risque identifié et classé comme étant responsable de près de 40% des accidents de la circulation et d’environ 15% des accidents du travail.

L’alcool éthylique

L’alcool éthylique est le produit de fermentation, sous certaines conditions, de fruits ou de grains dont la concentration peut être élevée par distillation. On le retrouve dans toutes les boissons alcoolisées.
Son volume est exprimé en pourcentage ou en degré alcoolique.

  • Vin : de 8,5 à 15°
  • Bière : de 3 à 12°…

Toutes les consommations alcoolisées telles qu’elles sont servies dans les débits de boissons contiennent la même dose équivalente à 10 grammes d’alcool pur. Plus le pourcentage d’alcool est élevé, plus les doses sont petites. Les consommations servies à la maison ne respectent pas toujours cette dose !

Pourquoi boit-on ?

La consommation d’alcool fait partie de la tradition pour arroser un heureux évènement (anniversaire, naissance, promotion…). Durant l’adolescence pour se donner une référence, un groupe d’appartenance… Dans la détresse pour essayer d’oublier des difficultés, des soucis… Par goût pour accompagner la nourriture, les petits plats…

Les conséquenses physiques

L’alcool se diffuse dans l’organisme et particulièrement dans les organes comme le foie, le cœur, le cerveau.

Il a plusieurs effets incompatibles avec la conduite d’un véhicule (retard des processus physiologiques) :

  • un effet sédatif,
  • une perturbation de la coordination,
  • une augmentation du temps de réaction,
  • un risque d’endormissement,
  • un rétrécissement du champ visuel,
  • une perte de la facult é d’analyse.
Le premier effet d’une prise d’alcool est l’augmentation de la prise de risque avant même l’apparition de l’effet sédatif. Un verre et demi et on accélère pour passer un feux orange.

Le deuxième effet, c’est le ralentissement du processus physiologique, la perte de l’autocontrôle…

Au delà de 0,20 grammes par litre de sang, on a une combinaison entre une diminution des capacités de réaction et une augmentation de la prise de risque.

Le taux d’alcoolémie est variable  selon les sujets. Toute consommation fait augmenter le taux d’environ 0,20 g/l chez un homme de 70 kg et de 0,30 g/l chez une femme de 50 kg.

Après consommation, le taux monte rapidement au maximum (environ une heure pour une consommation au cours d’un repas et 30 minutes si le sujet est à jeun).

L’élimination par l’organisme est très lente (environ 0,15 grammes par heure) suivant les sujets.

Un conducteur ayant un taux d’alcoolémie d’environ 1 g/l de sang (environ 5 verres) devra attendre au moins 10 heures pour que son taux soit proche de 0 g/l de sang.

Courbe d’absorption et d’élimination

Courbe d’absorption et d’élimination La durée d’élimination explique les contrôles positifs relevés au petit matin (début du travail par exemple) après une soirée bien « arrosée ».

Le dépistage

L’alcootest (ballon) ou l’éthylotest sont utilisés pour le dépistage. Ces dispositifs étant imprécis, il faut recourir à l’éthylomètre ou à l’analyse de sang. L’alcoolémie est exprimée en grammes par litre de sang (exemple : 0,50 g/l) ou en milligrammes par litre d’air expiré (exemple : 0,25 mg/l).

La mesure et l’évaluation de l’alcoolémie peuvent être calculées grâce à une analyse de sang (procédé chimique) ou à l’éthylomètre pour l’air expiré.

Quelques conseils

  • Avant une soirée qui promet d’être « arrosée », adoptez le principe du conducteur désigné : celui qui raccompagne les autres ne boit pas. Attention, cela doit se décider forcément avant !

  • Ne vous fiez pas aux impressions  : même sans se sentir ivre, on peut être en danger ou dangereux au volant. La vraie menace, c’est l’euphorie provoquée par l’alcool même consommé à faible dose qui incite à minimiser les risques.

  • Pour rester dans des limites « raisonnables », ne buvez pas plus de deux verres d’alcool si vous devez conduire. N’oubliez pas de vous autotester avant de prendre le volant.

  • Même si ce n’est pas facile, il faut oser refuser de monter dans une voiture lorsque le conducteur a bu.

Sanctions

  • Conduire un véhicule avec un taux d’alcoolémie mesuré entre 0,50 g/l de sang ou 0,2 g/l pour les conducteurs novices est considéré comme une infraction. S’ensuit une contravention de 135 € accompagnée d’une perte de 6 points sur le permis de conduire.

  • Conduire un véhicule avec un taux d’alcoolémie mesuré à partir de 0,80 g/l de sang est considéré comme un délit passible d’une amende pouvant atteindre 4500 €, une suspension du permis de conduire, une perte de 6 points et une peine de prison jusqu'à 2 ans.

Toutes ces sanctions sont renforcées en cas d’accident impliquant des blessés ou des morts.


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