"Comment voulez-vous que je l'écrase, puisque je ne le vois pas ?" (Raymond Devos)

Essentielle et indispensable à la conduite : la vue !

Bien voir pour bien conduire
90 % des indications nécessaires au conducteur sont fournies par l’œil. Lorsque l’on conduit, plusieurs fonctions de la vision entrent en jeu. La première est l’acuité visuelle. Elle nous permet de voir vite et loin (ex : une acuité de 10/10ème permet de lire un panneau à 150 m alors qu’avec 1/10ème, le panneau n’est lisible qu’à 15 m).

La seconde fonction impliquée est la vision binoculaire c’est-à-dire des deux yeux. Elle permet au conducteur de voir les profondeurs, les reliefs, permettant ainsi d’apprécier les distances.

La troisième fonction est le champ visuel qui nous permet de regarder, devant tout en surveillant ce qui se passe sur les côtés.

On estime à l’heure actuelle qu’1 automobiliste sur 3 pourrait mieux voir et l’ignore et 1 automobiliste sur 20 voit très mal et l’ignore aussi.

L’enfant et la vision :

Avant 9 ans, les enfants ont des difficultés à percevoir les dangers de la circulation routière. Ils ne perçoivent que les bruits qui viennent de face et non ceux qui sont perpendiculaires ou qui viennent de derrière. Les enfants ont donc un temps de retard pour localiser la voiture. Leur champ de vision est également plus restreint : environ 70° contre 180° pour un adulte.

La nuit : attention tous les chats sont gris…

La nuit, même les personnes dotées d’une excellente vue perdent leur acuité visuelle de 5 à 6/10ème. Les couleurs et les reliefs s'amoindrissent, les contrastes et les distances sont moins visibles. Sur une route mal éclairée, seul l’étroit faisceau des phares permet un champ visuel réduit à 100 m.

Quelques conseils avant de prendre la route le soir :
  • nettoyer les vitres et les phares ;
  • changez régulièrement les essuie-glaces ;
  • régler le faisceau des phares ;
  • anticiper en regardant loin et large au-delà de la zone éclairée.

Champ visuel, vitesse et distance de sécurité

La notion de vitesse n’est pas fournie par les images que le conducteur regarde droit devant lui, mais par celles qu’il ne regarde pas vraiment et qui défilent de chaque côté. Ce qui prouve que notre vision périphérique est aussi indispensable que la vision centrale. Plus la vitesse augmente, plus la perception visuelle diminue.

Il faut noter que plus on va vite plus le champ de vision se restreint :
  • à partir de 5km/h le champ de vision commence à se restreindre ;
  • à 130 km/h le conducteur à un champ de vision de 30° ;
  • un piéton a un champ de vision de 180°.


Imprimer la fiche conseil

Retour aux fiches
AGPM Assurance Epargne Santé Prévoyance
Fiche téléchargée sur le site : www.agpm.fr