Comment protéger son logement en automne : 8 précautions à prendre
L’automne ne marque pas seulement le retour des températures plus fraîches et des journées qui raccourcissent.
C’est aussi une période de l’année durant laquelle votre logement peut être davantage exposé aux évènements climatiques comme les pluies intenses, les vents violents, les tempêtes, la grêle…
Il est donc essentiel d’effectuer quelques vérifications et mises en sécurité avant l’arrivée de l’hiver pour limiter les risques.
Toiture, gouttières, chauffage, installations électriques, ouvertures : que vous soyez locataire ou propriétaire, découvrez la checklist essentielle pour préparer votre maison ou votre appartement à l’arrivée de l’automne.
- Faites entretenir votre chaudière et/ ou faire ramoner votre cheminée ou votre poêle au moins une fois par an.
- Vérifiez votre détecteur de fumée et votre détecteur de monoxyde de carbone si vous êtes concerné
- Vérifiez votre installation électrique
- Nettoyez les gouttières et les évacuations d’eau
- Faites vérifier l’état de votre toiture
- Mettez à l’abri vos équipements extérieurs, mobilier de jardin et hiverner votre piscine le cas échéant
- Contrôlez les joints des fenêtres et des portes pour éviter les infiltrations et la déperdition de chaleur
- Vérifiez votre contrat d’assurance habitation et mettre à jour vos garanties si nécessaire.
Quels sont les principaux risques pour votre logement en automne ?
Après les fortes chaleurs de l’été, l’arrivée de l’automne s’accompagne généralement d’une météo plus changeante.
Plusieurs risques liés aux changements climatiques peuvent alors fragiliser votre habitation.
Les fortes pluies, les infiltrations d’eau et les inondations
Une toiture, une terrasse ou une façade peuvent présenter des défauts qui deviennent particulièrement visibles lors des premiers épisodes de pluie.
Une tuile fissurée, une fenêtre dont les joints sont détériorés ou une étanchéité vieillissante de la façade d’une habitation peuvent favoriser les infiltrations d’eau.
Une simple trace d’humidité au plafond ou sur un mur peut révéler un problème plus important à traiter rapidement.
Avant les périodes de fortes pluies, inspectez les parties accessibles de votre logement et soyez attentif à l’apparition de nouvelles traces d’humidité dès les premiers épisodes de pluie.
Si vous constatez des infiltrations après un épisode de pluie, prenez des photos / vidéos, conservez les éventuels biens détériorés et déclarez le sinistre à votre assurance habitation sous 5 jours ouvrés via votre Espace Personnel en ligne.
L’automne est aussi une période particulièrement exposée au risque d’inondation.
En France, les inondations constituent le premier risque naturel selon Géorisques et le ministère de la Transition écologique.
Pour sécuriser votre logement, consultez la météo pour connaître les vigilances à venir ou en cours et sécuriser en amont les zones pouvant être plus facilement inondées comme votre garage par exemple.
Les vents violents, les tempêtes et la grêle
Les épisodes de vent violents peuvent endommager certains éléments extérieurs du logement : tuiles, antennes, volets, clôtures, arbres ou encore le mobilier de jardin.
Un élément mal fixé peut également être projeté et provoquer des dommages matériels ou humains.
Avant l’automne, vérifiez donc la fixation de vos équipements extérieurs et rangez ou sécurisez ceux qui peuvent être déplacés par de fortes rafales de vent ou qui peuvent être endommagés par la grêle, la pluie et/ou le froid.
Les feuilles mortes et les gouttières bouchées
Dès le début de l’automne, les feuilles mortes peuvent rapidement s’accumuler dans les gouttières, les descentes d’eau pluviale, les regards et les grilles d’évacuation.
Une gouttière obstruée ne permet plus à l’eau de s’écouler correctement.
Lors de fortes pluies, celle-ci peut alors déborder et ruisseler le long de la façade ce qui peut causer des infiltrations et abîmer la façade.
De la même façon, une grille d’évacuation bouchée par des feuilles ou d’autres éléments empêche l’eau de s’évacuer et peut provoquer des inondations.
Le nettoyage des gouttières, regards et grilles d’évacuation des eaux fait donc partie des vérifications importantes à effectuer dès le début de la saison automnale.
Si votre toiture ou vos gouttières sont difficiles d’accès, faites appel à un professionnel plutôt que de prendre des risques en hauteur et de subir un accident domestique.
L’humidité et la condensation
Lorsque les températures diminuent, les logements sont davantage chauffés et parfois moins aérés.
Cette combinaison peut favoriser l’apparition de condensation et de moisissures notamment dans les pièces insuffisamment ventilées.
Cela comporte un risque sanitaire pour les habitants mais aussi un risque d’endommager les murs, le plafond ou des équipements de la maison.
Il est donc recommandé de continuer à aérer votre logement au moins 5 à 10 minutes tous les jours, même lorsque les températures commencent à baisser en automne ou en hiver.
Vérifiez également que les systèmes de ventilation de votre logement (VMC) fonctionnent correctement.
Il n’est pas nécessaire d’aérer pendant 20 minutes ou plus !
Aérer 5 à 10 minutes en ouvrant grand toutes les fenêtres du logement est tout aussi efficace et moins énergivore que d’aérer longtemps, notamment en automne et en hiver où les températures basses impliquent d’augmenter le chauffage après l’aération.
Checklist : 8 vérifications pour préparer son logement avant l’hiver
Le début du mois d’octobre est le moment idéal pour effectuer les vérifications essentielles dans son logement afin de préparer l’arrivée de l’hiver.
Pour vous aider à préparer votre habitation avant l’arrivée du froid hivernal, suivez cette checklist simple et pratique.
1. Faites ramoner votre cheminée ou votre poêle
Si vous utilisez une cheminée ou un poêle à bois pour chauffer votre habitation, faites vérifier et entretenir votre installation avant sa remise en fonctionnement.
Le ramonage permet notamment de limiter les risques liés à l’accumulation de suie et de dépôts dans les conduits.
En effet, un défaut de ramonage présente des risques graves comme celui de déclencher un incendie par l’inflammation de la suie et des dépôts noirs inflammables (créosote).
En France, vous avez l’obligation légale de faire ramoner votre cheminée ou poêle à bois 1 à 2 fois par an. Cette obligation varie selon le combustible utilisé et le Règlement Sanitaire Départemental (RSD) de votre commune.
Renseignez-vous auprès de votre commune et conservez les justificatifs des interventions réalisées (certificat de ramonage…).
Le ramonage est une charge locative.
Si vous êtes locataire, vous devez organiser et payer le ramonage. Votre propriétaire peut choisir l’entreprise de ramonage et l’inscrire dans le bail.
En tant que locataire, vous devez pouvoir fournir un certificat de ramonage à jour (délivré par le professionnel tous les ans ou tous les deux ans).
Ce certificat de ramonage peut être exigé par le propriétaire ou votre assurance habitation en cas de sinistre ou de litige sur l’entretien.
2. Faites entretenir votre chaudière
Avant de relancer le chauffage, vous devez vérifier que votre équipement a bien fait l’objet de son entretien périodique.
Votre chaudière doit obligatoirement être entretenue chaque année par un professionnel qualifié.
Cette obligation d’entretien annuelle concerne notamment certaines chaudières au gaz, au fioul, au bois, au charbon ou multi-combustibles d’une puissance comprise entre 4 et 400 kW.
L’entretien de vos équipements de chauffage contribue notamment à la prévention des risques d'intoxication grave au monoxyde de carbone, un gaz invisible et inodore dangereux pour la santé quand il est respiré.
3. Vérifiez vos détecteurs de fumée et détecteur de monoxyde de carbone
Tous les logements (appartement et maison) doivent être équipés d’au moins un Détecteur Avertisseur Autonome de Fumée (DAAF) marqué CE et conforme à la norme européenne NF EN 14604.
Dans un logement sur plusieurs niveaux, plusieurs détecteurs peuvent être recommandés pour couvrir un maximum d’espace face au risque d’incendie.
De plus, il est recommandé d’équiper son logement avec un détecteur de monoxyde de carbone (DAACO), notamment si votre logement est équipé avec des appareils susceptibles d’émettre du monoxyde de carbone comme une chaudière, un poêle à bois, une cheminée ou encore un chauffe-eau à gaz.
Avant l’automne et la remise en route des équipements de chauffage, vous devez vérifier le fonctionnement de vos détecteurs et l’état des piles pour s’assurer que les détecteurs sont bien opérationnels.
Le Détecteur Avertisseur Autonome de Fumée est également obligatoire dans un logement vide ou vacant.
4. Vérifiez votre installation électrique
Qui dit saison froide, dit utilisation plus importante des équipements électriques et du chauffage d’appoint.
Avant de mettre en route vos chauffages électriques et chauffage d’appoint, vérifiez l’état des prises, des câbles et des multiprises.
Un câble abîmé ou une multiprise ancienne peuvent être à l’origine d’un incendie.
Soyez particulièrement vigilant avec les installations électriques anciennes ou endommagées. Si vous constatez une anomalie, faites intervenir un professionnel pour ne prendre aucun risque.
Évitez également de brancher plusieurs appareils puissants sur une même multiprise.
5. Nettoyez les gouttières et les évacuations d’eau
Pendant les pluies automnales, il faut que l’eau de pluie puisse s’évacuer facilement afin d’éviter les inondations et les dégâts.
Dès le début de l’automne puis régulièrement, retirez les feuilles mortes et les débris qui peuvent empêcher l’évacuation de l’eau dans les gouttières, les descentes d’eau pluviale, les regards et/ou les grilles situés autour de votre logement.
Quelle que soit la saison, il est important que les évacuations d’eau de votre habitation ne soient pas encombrées.
Bien que les fortes pluies soient plus fréquentes en automne, des épisodes exceptionnels (épisode méditerranéen, épisode cévenol, orage stationnaire, perturbation océanique active sur l’Atlantique…) peuvent arriver en toutes saisons et causer de forts dégâts, notamment si l’eau ne peut pas s’évacuer correctement.
6. Vérifiez l’état de votre toiture
Après l’été, contrôlez visuellement l’état de votre toiture : vérifiez que vous ne voyez pas de tuiles déplacées ou cassées, d’ardoises endommagées, d’éléments mal fixés ou des traces d’infiltration.
Ne montez pas vous-même sur une toiture pour effectuer ces vérifications afin d’éviter les chutes accidentelles.
Vérifiez visuellement qu’il n’y a pas de problème et faites appel à un professionnel si vous avez un doute sur l’état de votre toiture.
Pensez également à tailler les branches fragiles ou susceptibles de tomber à proximité du logement, des fenêtres ou de la toiture de votre habitation.
7. Mettez à l’abri les équipements extérieurs
Mobilier de jardin, parasols, barbecue, outils, pots de fleurs ou équipements de loisirs peuvent être endommagés par le vent ou les intempéries.
Dès que vous ne vous en servez pas, mettez vos équipements d’extérieur à l’abri.
Protégez-les également avec des protections spécifiques (bâches, couverture…) et fixez-les solidement.
Mettez également votre piscine en hivernage en nettoyant le skimmer et en couvrant votre bassin avec une bâche ou un volet roulant de protection.
8. Contrôlez les joints des fenêtres et des portes
Des joints vieillissants sur vos fenêtres et portes peuvent laisser passer l’air froid et favoriser les infiltrations d’eau.
Dès le début de l’automne, vérifiez l’état des joints autour des fenêtres et des portes extérieures et remplacez-les s’ils sont détériorés.
Une bonne isolation contribue à limiter les déperditions de chaleur et permet d’améliorer le confort thermique de votre logement et de réduire la facture énergétique.
Si vous envisagez de réaliser des travaux de rénovation énergétique dans votre logement, renseignez-vous sur les dispositifs d’aide auxquels vous pouvez éventuellement prétendre, comme MaPrimeRénov’ ou l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ).
Les conditions d’éligibilité et les modalités d’attribution sont vérifiées selon votre projet de rénovation.
Conseil bonus : vérifiez les garanties de votre assurance habitation
Même en prenant toutes les précautions possibles, un sinistre peut tout de même survenir.
Dans ce cas, votre assurance habitation peut couvrir différents risques selon les garanties et les conditions prévues dans votre contrat : dégâts des eaux, incendie, événements climatiques, vol ou vandalisme, dommages électriques…
Les garanties, franchises, plafonds et exclusions peuvent varier selon le niveau de couverture que vous avez souscrit.
C’est pourquoi il est important de vérifier régulièrement que votre contrat d’assurance habitation correspond toujours à votre situation et à votre logement.
En effet, un changement dans votre habitation peut notamment nécessiter une mise à jour de votre contrat.
Si vous avez effectué des travaux, une extension, une modification de l’usage d’une pièce, une évolution de la valeur de vos biens ou que vous devez déclarer un changement dans la composition du foyer (naissance d’un enfant par exemple), contactez votre conseiller AGPM pour vérifier que les garanties de votre contrat sont toujours en accord avec votre situation.
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