Il convient toutefois de respecter certaines précautions et notamment ne pas entamer la part
d'héritage réservée par la loi aux héritiers dits « réservataires », c'est-à-dire les
enfants, ni même de les évincer, en investissant la quasi-totalité de son patrimoine dans
l'assurance vie.
En effet, dans ce cas, les enfants pourraient se sentir lésés et remettre en cause,
devant la justice, les versements effectués sur le contrat d'assurance vie en invoquant leur
caractère « manifestement exagéré ».
Si les sommes versées s'avéraient effectivement, après analyse, manifestement
exagérées par rapport au patrimoine global du défunt, à son âge, …, le Juge pourrait décider
de réintégrer le montant de l'épargne dans la succession du défunt.
Ainsi, cette somme serait répartie entre les héritiers « réservataires », ne
bénéficierait pas de la fiscalité avantageuse de l'assurance vie (notamment les exonérations
supplémentaires) et se verrait appliquer les droits de succession classiques.